Entre le tourbillon de la ville, le bleu de la mer et le camp de réfugiés misérable, la peur, l’abandon, la tendresse, la vanité et la haine galvanisent ce texte sensuel, rythmé comme un polar et empreint d’humanité.

Dans un camp de migrants aux abords de Casablanca, une fillette disparaît. Chicha, une flic qui n’a pas froid aux yeux, est chargée de l’affaire. Colette, une journaliste parisienne venue enquêter sur la politique migratoire du Maroc,  se joint à Chicha. Parmi les réfugiés, une jeune beauté d’Éthiopie, Esther Rimbaud, qui prétend être l’arrière-arrière-petite-fille du célèbre poète. Jalousée par la moitié des migrants de l’endroit, elle est accusée d’être liée à la disparition, voire au meurtre, de la fillette. Seule figure masculine parmi ces femmes que tout oppose, Abe, le capitaine de police, amant de Chicha et pervers narcissique.

Autant de personnages dont les destins se frôlent et s’entrechoquent, telles des marionnettes animées par la folie de Casablanca. Dans ses artères Art Déco où foncent les décapotables bat le pouls de l’intrigue, quand tout, de l'amour fou à la misère assassine, se joue à quitte ou double.

L'autrice

Née à Oran, Valérie Morales étudie la psychologie en France et travaille comme journaliste à Marie-Claire, avant de s’installer à Casablanca. Figure incontournable de la scène intellectuelle marocaine, elle a dirigé le magazine Citadine et Luxe Radio. Publié une première fois en 2020 par La Croisée des Chemins à destination de l’Afrique francophone, Casablanca - Chicha, Esther, Colette et les autres est son quatrième roman, après La Peau des fantômes (La Croisée des Chemins 2011), Post blonde (La Croisée des Chemins 2014) et Coups de soleil (Casa express 2016).

Premières réactions

« Au cadencement frénétique de la ville de Casa répond l’intensité des sentiments qui animent les  protagonistes, en particulier les personnages féminins. Seule une femme pouvait les comprendre avec tant de finesse… »
« Avec son nouveau roman, Valérie Morales nous fait vivre de l’intérieur le camp de réfugiés de Bouskoura, et l’accueil généreux fait par le Maroc à ses migrants subsahariens ; en tant que Française, ça m’a fait réfléchir… »