Une illustration décapante du fabuleux « tel est pris qui croyait prendre » à l’ère du web et du néo-féminisme. Vive, alerte, colorée, la plume de Braitberg y court le long des pages pour nous emporter en un tempo effréné.

Ancien journaliste, soixante-huitard non repenti, féministe d'obédience misanthrope, Roland Szydlowski vient de prendre sa retraite en Dordogne. S’il éprouve une réelle passion pour son potager et cultive son anarchisme, il ne s’intéresse ni à la randonnée pédestre, ni aux cafés-philo, n’a pas de camping-car et entretient des rapports tumultueux avec ses petits-enfants.

Au mitan de la soixantaine, Roland se préoccupe surtout de son « espérance de baise », pensant que, grâce aux sites de rencontre et à ses belles phrases, le temps de la retraite va être enfin celui de toutes les folies.

Mais les choses ne vont pas exactement se passer comme prévu...

L’auteur

Originaire et habitant de la vallée de la Dordogne, Jean-Moïse Braitberg a fait ses études à Bordeaux. Il a travaillé comme journaliste indépendant (Capital, VSD, L’Idiot international...) et comme grand reporter au Quotidien de Paris. Sexagénaire est son troisième roman, après L’enfant qui maudit Dieu (Fayard 2006) et Un juif impossible (Fayard 2009).

Premières réactions

« Ouvrage lucide et jubilatoire, à contre-courant de cette fameuse « bienveillance » dont on nous rebat les oreilles, Sexagénaire se gausse d’une époque tendant à séparer hommes et femmes en deux factions irréconciliables. »
« À mourir de rire, à grincer des dents ! Une perle littéraire, remarquablement écrite, étonnante, singulière. »
« La langue est crue, incisive, sans détour, abrupte, mordante, « gauche prolétariste » tout en étant douce pour décrire les bienfaits de la nature ou la préparation de la lamproie. On s’y vautre avec un immense plaisir, comme on visite avec gourmandise le potager du narrateur. »